| L’homme sans âge |
| Écrit par Lady Anna | |||||
| 21-11-2007 | |||||
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L'homme sans âge... ou le film sans scénario...
Vous l'aurez compris, je ne vais pas en faire l'éloge ! Je suis allée le voir en croyant passer un bon moment - ou au moins voir quelque chose d'un peu original - au lieu de cela, mon ennui était tellement pesant qu'il s'est vite mué en exaspération et j'aurais volontiers quitté la salle pour ne pas perdre plus de temps si je n'avais pas été invitée par notre cher Maître Capellito... Bon rapidement voici de quoi ça parle : 1938: Dominic Matei, 70 ans, éminent linguiste roumain est foudroyé en pleine rue (dans un déploiement de mauvais effets spéciaux) et une fois remis de ses blessures voit son corps rajeunir ! On ne cesse de nous répéter qu’il a l’apparence d’un homme de 35 ans alors que l’acteur (Tim Roth) en a facilement 10 de plus et que ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Bon, on veut encore y mettre de la bonne volonté et prétendre se laisser prendre par cette fable grossière… Le docteur qui l’a pris en charge à l’hôpital lui demande de consigner ses rêves par écrit ou sur un enregistrement. Là, Dominic découvre qu’il est à présent doué d’une incroyable facilité d’assimilation : en quelques nuits il maîtrise plusieurs langues et possède une sorte de deuxième conscience. J’ai eu du mal à savoir si on voulait nous jouer le coup du dédoublement de personnalité comme dans l’excellent Fight Club ou tout simplement éviter au personnage d’avoir l’air cinglé en parlant seul ? Peu importe, ce détail n’apporte rien de primordial à la suite… A ce moment-là, la question qu’on se pose est : quand on a de telles capacités qu’est-ce qu’on en fait ? Là j’ai bien cru que le film allait nous embarquer dans une réflexion sinueuse et perverse sur le pouvoir, nous pousser dans des extrêmes passionnants et… pas du tout !
Dominic Matei se terre en Suisse pour échapper aux nazis, que l’on voit à peine et on a donc du mal à croire au danger qu’ils représentent. Il se sert de son pouvoir pour gagner un peu d’argent au casino pour s’assurer la petite vie pépère et ennuyeuse qu’il vivait jusque là.
Ensuite, il rencontre Véronica, le portrait de la femme qu’il a aimée dans sa jeunesse (la vraie) et qui rentre dans des transes qui la font régresser vers ses vies antérieures… Vous vous dites que ça n’a ni queue ni tête ? Je suis bien d’accord ! Peut-être le scénariste est-il en grève ? Et plusieurs personnes ont jeté des idées pêle-mêle sans se soucier de les relier ? En tout cas, on a bien cette impression en voyant ce film…
Bon, je ne révèlerai pas la fin pour laisser le suspense aux courageux qui voudraient braver les deux heures d’ennui mortel que représente ce film…
Mais franchement Francis Ford Coppola se moquerait-il de son public ?? En tout cas, on pourrait peut-être songer à lui créer un régime spécial de retraite pour lui éviter de refaire de telles erreurs…
Pour ma part, c’était la première fois que je sortais d’une salle de cinéma aussi furieuse : quelle abominable perte de temps !
Alors qu'avec un sujet de départ aussi riche, il y aurait eu tellement de possibiltiés...
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