| Good morning England |
| Écrit par Maître Capellito | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 20-05-2009 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Good Morning England – le film jouissivement rock’n rollRichard Curtis est le nom d’un réalisateur britannique qui, peut être, ne vous dit pas grand-chose. C’est pourtant l’un des scénaristes les plus doués et les plus féconds du cinéma actuel. Révélé par l’immense succès populaire de Mister Bean, confirmé par les scénarios de Quatre mariages et un enterrement, Coup de foudre à Notting Hill ou encore par le Journal de Bridget Jones, ce Richard Curtis connaît à coup sûr le secret d’un bon film bien sympa. Et pour le coup ce Good Morning England est un condensé de tout ce qui nous plaît de la culture, de la musique, de l’humour britanniques. Alors n’attendons plus. Montons à bord. Disons au revoir aux malheureux qui n’ont pas pris leur ticket. Et embarquons pour plus de deux heures d’une croisière joyeusement rock’n roll. ![]() Tout commence par l’arrivée sur un grand bateau un peu rouillé du jeune Carl. Celui-ci, post-adolescent vierge de corps et d’esprit, y est envoyé par sa mère, histoire de réfléchir un peu sur son avenir. Il est donc confié à Quentin, son parrain qu’il ne connaît absolument pas, qui est à la fois le capitaine du rafiot et le patron d’une radio pirate, la « Radio Rock » qui émet directement du bateau. Car il faut savoir qu’au Royaume-Uni, à la fin des années 60, de nombreuses radios étaient interdites sur le sol national et obligées d’émettre de la Mer du Nord. Un peu à l’image des radios francophones qui émettaient du Luxembourg ou de Monaco. Nous voici donc invités pendant les 2h15 du film à côtoyer la faune stupéfiante (à tous les sens du terme) des DJ’s du bateau de « Radio Rock ». Entre le Comte, chef de la bande, Bob, le drogué du petit matin, Mark, la bête de sexe qui parle peu, Kevin, aussi fûté qu’un poulpe et tous les autres… le jeune Carl va découvrir tout ce qui fait que la vie vaut d’être vécue : la bonne musique, l’amitié, l’amour, le sexe et la drogue.
![]() Le grand mérite de cette pépite cinématographique tient au fait qu’on ne s’ennuie pas une minute. Dès les premières secondes, on est en effet emportés dans la folle musique des années 60. La bande son du film est d’une richesse absolue et on sent bien, derrière chaque morceau, l’infinie nostalgie de Richard Curtis pour les années rock. Entre les Who, les Rolling Stones, Otis Redding (…), on tape du pied, on bouge ses épaules et on ressort de la salle avec la furieuse envie d’aller à la Fnac. Ce qui emporte définitivement l’adhésion du public, c’est la bonne humeur générale, la justesse et la simplicité de tous les comédiens, le comique des situations. Et même si on aurait aimé une fin un peu plus légère, un peu moins dans l’emphase, on se réjouit des mini rebondissements de l’intrigue. Certains passages sont attendrissants (Simon avec sa nouvelle femme), d’autres vraiment drôles (Bob qui veut sauver ses disques). On peut toutefois faire un reproche à ce film. Et un reproche de taille. Les moins de 40 ans vont se sentir atrocement frustrés de ne pas avoir vécu cette époque-là !!! Les années 60 avec l’insouciance de la jeunesse, les libertés qui explosent dans tous les sens, l’avènement d’une musique révolutionnaire, rejetée par les « vieux », les bien-pensants, les gouvernements… On sent là un avant-goût de mai 68, de Woodstock, de l’Ile de Wight. Le ridicule des conservatismes vient se heurter aux changements de la société. La soirée de Noël au ministère et celle sur le bateau sont sans nul doute des scènes cultissimes ! ![]() Bref… laissez-vous envahir par toutes ces bonnes ondes radiophoniques.
Un film à ne rater sous aucun prétexte !
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| Dernière mise à jour : ( 22-05-2009 ) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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